Michaël Glück
Bibliographie partielle, fait état des ouvrages disponibles
Récits
- Partition blanche, Éd. Verdier, 1983
- L’épreuve du paysage, in : Aubrac, Itinéraires littéraires en Lozère, Éd. Jacques Brémond, 1990
- La ville est mosaïque, Éd. Cadex, 1992
- Vladivostok, aller simple, Éd. Cadex, 1993
- Figures inachevées avec vue sur la mer, Apogée, 2007
Poésie
- Jour un, L’Amourier, 1996
- L’imaginaire et matières du seuil, Éd. Cadex, 1996
- Cérémonies d’exil, Éd. Jacques Brémond, 1997
- Le lit (en pays de rupture et d'absence), Éd.de l'Amourier, 1997
- La table (incantations, Babel), Éd. de l'Amourier, 1999
- Le couteau, Éd. de l'Amourier, 2000
- Cette chose là, ma mère, Éd. Jacques Brémond, 2002
- Théâtre de l’encrier, Atelier des Grames, 2003
- Le berceau et la tombe, Éd. de l’Amourier, 2003
- Méditation sur un squelette d’ange (avec Jean-Pierre Chambon), Éd. de l’Amourier, 2004
- L’échelle, Éd. de l’Amourier, 2005
- Deuxième suite pour la terre sans nous, Éd. Jacques Brémond, 2007
- Le repos, Éd. de l’Amourier, 2008
- Impératif, Éd. Jacques Brémond, 2009
- Goutte d’encre sous la langue, le pré carré, 2009
Prose-Poèmes
- La sente étroite du Bout-du-Monde, Éd.de l’Amourier, 1996
- D'après nature, Éd. Voix d'encres, 2000
Théâtre
- Comédies enfantines (Territoires de la guerre, 1), Éd. Jacques Brémond, 2000
- Une besace, in Kaboul, Éd. Espace 34, 2003
- Stabat ira laetitiae in Monologues pour, Éd. Espace 34, 2003
- Oranges, Éd. Espaces 34, 2006
- Le majeur, in Les cinq doigts de la main, Actes-sud Papiers, 2006
OLNI (objets littéraires non identifiés)
- Proférations de la viande, publie.net, octobre 2008
- La loque, remue.net, hiver 2008
Extraits
Premières lignes de Proférations de la viande
publie.net - 2008
tu dis tu dirais que ce matin la mort ne s’est pas réveillée qu’elle a laissé ses yeux absents sur le traversin que les larmes sont tombées dans le berceau au milieu de la chambre que l’enfant a joué avec les traces visibles des cris qu’il est de cuivre et de sirène enfant des boucles du temps
tu dis tu dirais qu’il faut brancher l’eau pour la toilette de l’âme et les ablutions sans lendemain que la tête est un sac où s’agite le monde sans futur qu’il y a sous les arbres des allées des visages sans musique que le corps est atlas et recel des tatouages de l’amour que la rue est pavée de mauvaises intentions que la dérive est pluriel féminin d’une rive perdue que la peau n’est qu’un rideau suspendu aux tringles du vent avec orages sans accalmie
tu dis tu dirais que les désirs sont polyglottes et les lèvres babel que la femme est au feu que l’homme est à la cendre
Premières strophes pour Les ravins de l'amnésie
Revue Voix d’encre
Il en est des villages
comme il en est des hommes.
La mort finit par les surprendre.
C'est parfois l'avalanche qui quitte sa draye,
la rivière qui déborde,
le feu qui court de toit de chaume en toit de chaume.
C'est parfois les saisons qui tourmentent la terre,
la force de creuser qui manque,
le sillon réfractaire aux semailles.
Ou bien c'est un savoir, un dicton perdu :
Par où c'est passé il faut que ça revienne.
L'oubli ensevelit ceux qui ont oublié.
Ou c'est le peu qui fait défaut,
des bras arrachés par une guerre,
le poids d'un corps absent, les sabots vides.

mail : michaelgluck@hotmail.com
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