Les auteurs du Languedoc-Roussillon : retour à l'accueil

Fiche auteur

Georges Roques

Géopolitique

  • Paradoxes en Languedoc-Roussillon. Une région surfaite ?, Éd. Cairn, Pau, 2010
  • L'Europe, oui mais laquelle ?,  Éd. JDI Nathan, 2005
  • Europe, Europes, espaces en recomposition, 3e édition, Éd. Vuibert, 2004
  • L'Allemagne, puissance régionale et mondiale, Éd. Ellipses, 1999

Épistémologie

  • Décrypter le monde aujourd'hui. La crise de la géographie, collection Frontières, Éd. Autrement, 2006, préface de Noël Copin, président de Reporters sans frontières

Divers

  • La géographie, quelle histoire !, essai, Éd. Gérard Louis, Nancy 2009, préface de Jean Robert Pitte, président de Paris 4 Sorbonne, membre de l'Institut de France
  • Enseigner la région,  essai, Éd. de l'Harmattan, 2001
  • Elisée Reclus – Paul Vidal de la Blache. Le géographe, la cité et le monde, hier et aujourd’hui, biographie, Éd. de L’Harmattan, 2009

Articles

  • Les médias en cas de conflit, Population. La bombe humaine, in Diplomatie, AREION group, Paris, 2010
  • L'autre, un ennemi ?, in Atlas géostratégique 2010, DIPLOMATIE, AREION group, Paris, 2009
  • Chronique ordinaire du géographe n°11, Les guerres probables du XXIe siècle, CNDP,  Paris, 2009

Extraits

La géographie, quelle histoire !
Éd. Gérard Louis - 2009

La géographie, quelle histoire ! (couv)Le Festival International de Géographie de Saint-Dié est et restera sans doute un des lieux du monde où j’ai trouvé le plus de satisfactions, tout autant personnelles que professionnelles. On dit aujourd’hui « Je vais à Saint-Dié » plutôt que « Je vais au FIG ». Je voudrais ici vous rapporter quelques-uns de ces tous premiers moments où le FIG est né, où il était encore du domaine de l’utopie, devenue depuis utopie créatrice…
Lors de l’inauguration, lorsque Christian Pierret a justifié la création du festival par le fait que l'Amérique avait été baptisée à Saint-Dié, c’était hallucinant, totalement incroyable. D’un seul coup, on légitimait qu'un festival international de géographie se déroule dans un endroit qui était surtout resté dans la mémoire collective du moment comme le département où s’était déroulée la sordide affaire du petit Grégory… Beaucoup ont espéré le meilleur, certains ont craint le pire…
Pour ne parler que d’elles, les diverses tables-rondes ont traité d’un thème fort géographique, « Les découpages du monde ». On s’y est évertué, devant un public nombreux et vite conquis, à comprendre l’organisation du monde. Dans celle qui été animée par Noël Copin sur les échanges est/ouest, un Russe a parlé de la disparition prochaine de l’Empire soviétique… un an avant qu’il n’explose.

Enfin, la présence de journalistes d’envergure comme Noël Copin ou Albert du Roy a donné du lustre à cette utopie devenue réalité, et à ce qui était périphérie du territoire national, le droit d’être considéré, l’espace d’un festival, comme un centre sinon du monde, du moins de la géographie. Fruit plus de la nécessité que du hasard, rencontre d’une volonté politique et d’une nécessité sociale, cette manifestation a et garde à mes yeux un mérite essentiel, celui de renforcer le lien social, bien au delà du plaisir toujours renouvelé de se retrouver. Aujourd’hui, le FIG a 20 ans, l’âge de raison mais aussi celui tout autant des fortes inquiétudes devant la turbulence du monde, mais aussi des grands espoirs qu’il faut garder aux hommes. 

 

Paradoxes en Languedoc-Roussillon. Une région surfaite ?
Éd. Cairn - 2010

En ce qui concerne les discours, la aussi, il y a abondance, bruit permanent, force et parfois excès et violence. Dans le quotidien, on pratique une forme  de galéjade chère à nos amis Marseillais. Ici, elle manque souvent d’humour, de distance et surtout d'auto-dérision. Pourtant, cela a commencé sur le ton du décalage de la réalité avec l’affirmation par Dali du fait que la gare de Perpignan était le centre du monde. Et bien, cette affirmation de sentiment de supériorité est largement reprise actuellement sous des formes différentes.
C’est d’abord « Montpellier la surdouée » en 1984, ce qui implique que les autres ne le sont pas, le « la » étant ici  très significatif. Dans « Montpellier Europole » édité en 1988 par le GIP Reclus, quelques géographes affirment que « Montpellier… est une europole au sens plein: tout son développement se joue sur la matière grise et le cadre de vie ». La ville est ainsi présentée en 4 de couverture : « L’Europole… c’est le degré supérieur de la technopole, ville qui vit et vend de la technique. ». Dans une géographie universelle réalisée à Montpellier autour des années 1990, on se questionne : « Dès lors, où serait mieux placé qu’à Montpellier le grand technopole du sud ? ».
Ce positionnement  ne se conçoit que contre l’autre, les autres. On n’accepte ni le Nord, ni la capitale, ni ses habitants. C’est ce que dit Robert Ferras en 1990 : « L’évolution de l’espace languedocien est peut être la plus représentative de la revanche contemporaine des midis français ».

Georges Roques
Contact :
contact : georgesroques@orange.fr


Bio : Fils d’un instituteur père de quatre enfants, je suis devenu instituteur moi-même en 1962. J’ai pu faire des études universitaires jusqu’au doctorat et passer des concours jusqu’à l’agrégation. J’ai enseigné de la maternelle à l’université, depuis une école à classe unique dans le vignoble champenois aux universités de Reims puis de Montpellier et à l’Institut d’études politiques de Paris.
J’aimerais être  capable d'écrire des ouvrages accessibles à tous les publics dans les domaines suivants : essais sur la vie des hommes et des femmes dans leurs régions respectives, sur les rapports complexes entre des groupes sociaux de culture différente et parfois conflictuelle, sur le rôle des politiques. L'évolution de la société depuis les années cinquante et la manière dont un individu les traverse feront l'objet de quelques nouvelles.
Il m'arrive aussi de "chroniquer" sur des sujets comme la citoyenneté, l'Europe, la défense et la sécurité nationale. J'ai constamment à l'esprit une question lancinante: dans quelle société vivront nos enfants ? Je n'arrive pas à oublier les yeux des enfants du Sahel, des yeux immenses et sans fond où se lit tout le désespoir d'une génération sacrifiée. Impossible de rester insensible à cette dramatique interrogation Le regard d'un ami se sachant perdu, me poursuit aussi. Sans doute y a-t-il là l’embryon d’une chronique romancée.

Animations :
— Tables rondes, conférences, débats
— Salons du livre
— Conférences sur la région LR, les cultures et les traditions, l'Europe, la sécurité et la défense
— Participation à des émissions radio et télévision

Public concerné : grand public et publics "choisis" (spécialistes aménagement régionaux; associations culturelles ou professionnelles; Associations caritatives...)
contact ADA Languedoc Roussillon